Vous craignez que votre compteur disjoncte systématiquement ou hésitez encore sur la configuration idéale d'une borne recharge monophasé triphasé ? Ce guide technique décrypte l'impact réel de la tension électrique sur la vitesse de recharge.
Borne de recharge en monophasé ou triphasé : les différences
Composition technique des câbles et des phases
Le monophasé s'appuie sur un conducteur unique couplé au neutre. Toute la puissance transite par ce seul canal. C'est le goulot d'étranglement classique.
Voyez le triphasé comme une autoroute à trois voies. L'énergie est répartie sur trois phases distinctes. Cela permet de transporter beaucoup plus de courant sans jamais surchauffer les câbles.
Méthode pour identifier votre installation actuelle
Foncez vérifier votre compteur Linky. L'écran affiche la puissance maximale soutirable. Si vous voyez 230 V, c'est du monophasé. Si 400 V apparaît, vous êtes en triphasé.
Plafonds de puissance et gains de vitesse de recharge
Limites de la recharge domestique en 7,4 kW
230V multipliés par 32A donnent environ 7,4 kW de puissance. C'est le plafond absolu pour le monophasé. Vous récupérez environ 40 à 50 kilomètres d'autonomie chaque heure de charge.
Avantages des bornes 11 kW et 22 kW
Trois phases de 16A permettent d'atteindre 11 kW de puissance. Pour monter à 22 kW, il faut passer à trois phases de 32A chacune. Le gain de temps est massif pour les gros rouleurs.
Pourquoi votre voiture dicte le choix de l'installation
Tout se joue au niveau du convertisseur interne de la voiture. Une voiture bridée à 7 kW ne chargera pas plus vite en triphasé. C'est une erreur d'investissement classique.
Le choix entre monophasé et triphasé dépend essentiellement de votre véhicule et de l'usage quotidien. Vérifiez toujours la compatibilité de votre voiture avant d'entamer les démarches auprès d'Enedis.
